CATPC – Cercle d’art des travailleurs de plantation congolaise

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Cette publication est la première à rendre compte des activités du Cercle d’art des travailleurs de plantation congolaise (CATPC) à Lusanga, en République Démocratique du Congo.

Réunion singulière d’êtres d’humains, espace physique, laboratoire conceptuel, le CATPC (mais aussi ses membres et l’ensemble des personnes et institutions partenaires qui accompagnent son travail et dialoguent avec) est une expérience contemporaine unique pour repenser les rapports de force postcoloniaux au sein du monde global de l’art. Renzo Martens (basé à Amsterdam), artiste dont la pratique radicale et controversée nourrit de nombreux débats actuellement, ainsi que l’écologiste René Ngongo (basé à Kinshasa), sont à l’initiative de cette coopérative qui poursuit désormais son développement de manière indépendante et redéfinit les relations entre l’art, l’agriculture, l’industrie et la production de valeur.

CATPC (Cercle d’art des travailleurs de plantation congolaise) contient la version complète de l’essaie fondateur, spécialement commissionné, d’Ariella Azoulay: Le pillage, la condition transcendantale de l’art moderne et les communautés de fabri; l’Histoire des origines de l’IHA (Institute for Human Activities) et tout ses enchevêtrements par J.A. Koster, les biographies des artistes du CATPC ainsi que de ses professeurs: Eléonore Hellio, Mega Mingiedi et Michel Ekeba et un interview avec Renzo Martens.

Il semblait essentiel de proposer une approche visuelle du CATPC, de ceux qui y oeuvrent et de leur environnement. En conséquence, une riche iconographie vient compléter le livre. Le photographe Léonard Pongo, en particulier, a pris part à sa constitution. Ses images sont une voix de plus dans cette publication.

Extraits de l’introduction

“Renzo Martens est un artiste actif depuis des années et son oeuvre – certes controversée – a fait parler d’elle dans le monde entier, suscitant encore à ce jour critiques et débats. Un grand nombre d’articles ont été écrits sur l’artiste et son art hybride, dans diverses publications  : des textes dans des catalogues d’expositions collectives et des magazines d’art hautement spécialisés, des chroniques dans des publications d’études politiques, des compilations de réparties provocantes, des entretiens dans des journaux populaires et des tabloids. Pour autant, il n’existe aucune monographie de son œuvre. Le livre que vous avez entre les mains n’y remédiera pas  : nous avons choisi de nous centrer sur le Cercle d’Art des travailleurs de plantation congolaise (CATPC) – un projet d’envergure à Lusanga, village situé à un jour de route de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC). Bien qu’inspiré par Renzo Martens, le CATPC a développé son identité propre depuis sa création en 2014. “

“Ma co-éditrice Eva Barois de Caevel – également co-auteure de cette introduction – et moi avons décidé de faire un livre tout simple sur le CATPC – tout simple, mais qui serait à même de répondre aux questions suivantes  : comment le CATPC a-t-il vu le jour, qui sont ses protagonistes, quelle forme d’art y est-elle produite, qui sont les artistes en question, où leur art trouve-t-il ses racines historiques, quelle est l’histoire (pré/post) coloniale du village de Lusanga (où travaillent les artistes  ; Lusanga, anciennement Leverville, ville coloniale créé par William Lever au début du vingtième siècle, fut la première plantation de la multinationale capitaliste Unilever et celle grâce à laquelle elle a vu le jour), quels sont les rapports entre Lusanga, Kinshasa, et le monde au-delà, comment ce projet trouve-t-il son chemin vers le monde de l’art à l’échelle globale et comment est-il reçu, comment critique-t-il ce monde de l’art et ses pratiques muséologiques, historiques et temporelles, comment s’articule-t-il aux théories de la décolonisation, et quel est le rôle de Renzo Martens dans tout ceci  ? En essayant de répondre à cet éventail de questions, nous avons donné la parole au plus grand nombre d’acteurs possible. Chacun s’exprime depuis son propre lieu, sa position, son langage et son passé, évoquant ses expériences avec le CATPC, formulant ses questions et points de vue depuis sa situation spécifique, qu’il s’agisse de Lusanga, Kinshasa, Bruxelles, Paris, Amsterdam, Berlin ou New York.”

“Il existe bien des façons d’écrire un livre sur le CATPC  ; nous avons choisi une approche horizontale, permettant avant tout de donner voix à ceux, nombreux, qui rendent possible une entreprise aussi complexe que le CATPC. Il s’agit des artistes du Cercle, bien entendu, des artistes qui y mènent les ateliers (Mega Mingiedi, Eléonore Hellio et Michel Ekeba), de Renzo Martens et Jacob Koster, et enfin de nous-mêmes, en tant qu’éditrices de l’ouvrage. Il nous importait également d’élargir le débat en invitant des auteurs dont la réflexion, sur certaines des questions que pose l’existence du CATPC, est cruciale  : Ariella Azoulay et Françoise Vergès ouvrent, grâce à leurs contributions, des pistes d’une grande profondeur. Enfin, il semblait essentiel de proposer une approche visuelle du CATPC, de ceux qui y oeuvrent et de leur environnement. En conséquence, une riche iconographie vient compléter le livre. Nous avons demandé au photographe Léonard Pongo, en particulier, de prendre part à sa constitution. Ses images sont une voix de plus dans cette publication. L’ouvrage est publié en deux langues, le français et l’anglais. Les versions originales sont suivies de leur traduction. La date de chaque texte et le lieu où il a été écrit sont précisés.” (Els Roelandt et Eva Barois De Caevel)

Sur les éditrices:

Eva Barois De Caevel, (vit et travaille à Paris) est commissaire d’exposition, chercheuse et auteure indépendante. Elle travaille comme commissaire d’exposition pour le centre d’art RAW Material Company (Sénégal) et est la coordinatrice de son nouveau programme pédagogique, la RAW Academy (Sénégal). Eva travaille comme éditrice pour l’Institute for Human Activities (République Démocratique du Congo, Pays-Bas, Belgique). Elle est l’un des membres fondateurs du collectif des commissaires d’exposition international, Cartel de Kunst.

Els Roelandt (Vit et travaille à Bruxelles) est historienne de l’art. Elle a été co-fondatrice et rédactrice en chef de « A Prior Magazine » (1999-2012), publication de renommée internationale, avant d’occuper son poste actuel d’éditrice à KASK/School of Arts Ghent. Elle travaille en collaboration avec Renzo Martens depuis plus de six ans.

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Ce livre fait parti d’un projet artistique de Renzo Martens, chercheur au KASK/School of Arts Gent, 2012-2016. Le projet de recherché de Martens est soutenu par l’Art Research Fund de l’University College de Gand.

Auteurs: Ariella Azoulay, Eva Barois De Caevel, Eléonore Hellio, Ruba Katrib, J.A. Koster, Alexander Koch, Renzo Martens, René Ngongo, Els Roelandt, Charles Sikitele Gize, Charles Tumba et Françoise Vergès

Photos: Léonard Pongo

456 pages

88 images

15,0 X 21,5 cm

ISBN: 9783956793103 (English/French)

Publié par Sternberg Press

Presentation au SculptureCenter, New York à l’occasion de la première exposition du CATPC, du 29 janvier- 27 mars 2017

Graphisme: Jurgen Maelfeyt et Jonas Temmerman pour 6’56”

 

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